Notre « cabane » dans la vallée

Ca faisait longtemps que Sam désirait revenir sur les terres de son grand père. Il lui aura suffit de deux années pour me convaincre et voilà nous habitons dans la vallée de Oio à Haapiti.
Nous voulions une maison qui s’intègre à la végétation luxuriante, et nous sommes plutôt heureux du résultat. Elle résulte de la combinaison de nos deux personnalités. Je l’ai imaginée et Sam l’a bâtie en famille, avec son oncle, ses deux frères, Alexandre et Jérémie et son beau-frère Tommy.
Je vous invite à découvrir notre grande cabane, mon rêve d’enfant aux dimensions d’adulte.

Nous avons commencé par récupérer le plus de matériaux possibles.
Sam et son frère Jérémie sont partis en forêt couper les gros bambous qui ont servi à bâtir la façade côté terrasse. Il a fallu la tronçonneuse pour les abattre, puis les transporter bord de mer. En effet à Tahiti, pour traiter le bois et le protéger de l’attaque des insectes, on le laisse tremper dans l’eau de mer une dizaine de jours.  Il est nécessaire que l’eau de mer puisse pénétrer à l’intérieur, et comme les bambous sont constitués de compartiments, les deux frères les ont transpercés de part en part, dans le sens de la longueur, avec un gros et long fer à béton.
Les aitos utilisés pour les poteaux ont été coupés sur un terrain familial. Pour ce bois imputrescible, pas besoin du passage dans le lagon.
Et puis nous avons aussi ramassé des centaines de pierres pour les murets du jardin et pour la salle de bains. On ne compte plus le nombre de voyages effectués avec notre petite suzuki samourai. Mais je rêvais d’une grande salle de bains, en matériaux naturels, et « à l’italienne ». Sam est intarissable sur le sujet quand nous avons des visiteurs. Mais j’avais précisément en tête ce que je voulais. Et tout le monde sait que « Ce que femme veut, Dieu le veut. »
Toutes les portes, sont grandes et coulissantes, un peu à la japonaise. C’est pour permettre une bonne aération de la maison. Les murs ne vont pas jusqu’au plafond. Lorsque le vent est violent, et ça marche aussi en cas de cyclone, les feuilles des arbres couvrent le sol de la maison, mais elle n’oppose pas de résistance au vent et résiste beaucoup mieux. C’est Tommy, notre beau-frère qui a fait ces recommandations. Dans le bâtiment à l’origine, mais reconverti tatoueur, il a été le maître d’œuvre et a rendu notre rêve possible avec le reste des hommes de la famille.
J’ai failli oublier : pour l’électricité c’est moi et mon fils Damien ; pour la déco, ça fera l’objet d’un autre article !
Puis, nous avons construit le garage, avec sa mezzanine que nous avons aménagée en grande chambre pour recevoir des visiteurs par le biais de Airbnb.
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